Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ?
Pour un réarmement intellectuel et moral face au djihadisme
Une guerre se gagne d’abord dans les esprits. Mais au nom de quel héritage et pour quels idéaux les Européens seraient-ils encore prêts à se battre?
Cette question est la seule qui vaille. Surtout face à un adversaire qui possède, lui, de la transcendance hideuse et mortifère à revendre.
Dès 2002, avec une cruelle ironie, Philippe Muray invitait les djihadistes à « craindre le courroux de l’homme en bermuda ». Il annonçait la suite en ces termes: nous serons les plus forts car nous sommes les plus morts.
Souhaitons-nous lui donner raison? Ou au contraire nous arracher au somnambulisme, au déni et à la lâcheté dans lesquels nous nous complaisons depuis « Charlie » ?
Après le succès de La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme: essai sur les penchants suicidaires de l’Europe, salué comme, un livre « prophétique » à « l’écriture étincelante », la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine signe ici un manifeste choc et courageux.