Quarante-quatre ans de pratique judiciaire, portant sur des milliers et des milliers d’affaires, ont enseigné à René Floriot qu’en matière pénale, et plus encore en matière civile, la Justice se trompait. Il a donc écrit ce livre pour expliquer, dans le style le plus simple et le plus direct, les causes de ces erreurs.
Il examine, bien sûr, les grandes erreurs judiciaires : « Le Courrier de Lyon », La Roncière, Dreyfus, Deshayes… et l’affaire Dominici. Mais, pour étudier à fond le mécanisme de l’erreur, il va choisir une serie d’exemples, dont la plupart ont été pris dans les affaires qu’il a plai-dées, et montrer qu’à l’occasion de chacune d’elles, une erreur, qui aurait pu être fatale, a été décelée à temps.
Nous verrons successivement défiler des gens qui ont failli être condamnés parce qu’ils s’étaient accusés d’un crime qu’ils n’avaient pas com-mis; des malheureux qui se trouvaient en prison sur les affirmations d’un tiers se prétendant victime d’une agression imaginaire ; et puis toute une série de procès civils ou criminels dans lesquels les faux témoignages ou des expertises inexactes ont faussé ou auraient pu fausser la décision.
L’ensemble de ces-histoires est plus passionnant que le meilleur des romans policiers.
René Floriot est né le 20 Octobre 1902. Il est inscrit au Barreau depuis 1923.
Depuis la Libération, il s’est occupé de presque toutes les grandes affaires criminelles, soit comme défenseur (Otto Abetz, Docteur Petiot, le minotier Hilaire, Marie Poupard, Jaccoud, Ben Barka, etc…), soit comme partie civile (les J. 3, Pauline Dubuisson, Fesch, Mehaoui, etc…).