Grièvement blessé visage lors
de la utaière Guse mondiale, le médecin de ville Louis Grisonni
ne supporte plus les regards que lui jettent ses patients.
Il décide de tout quitter pour aller à la campagne et reprendre le cabinet médical du Dr Bonilleux.
Il s’installe dans la grande demeure sur la place du village et garde à son service Léonce, jeune veuve de guerre, dont il tombe sous le charme dès le premier regard. Entre les plaies des uns et les bosses des autres, les visites à pied ou à vélo, le jeune médecin n’a pas le temps de s’ennuyer jusqu’au jour où il est confronté à un cas étrange auquel prend part Godiveau, le sorcier de la région…
« La science face à la sorcellerie. Voilà qui est intéressant. »
« Le cabinet. Il est li
Il eut un sourire ironique, presque amer.
« Pas d’électricité, pas de téléphone, plus de voiture. Juste le télégraphe… Tu voulais t’isoler? Voilà qui est fait ! » (…)
Son regard glissa de la plaque de cuivre au heurtoir. Que cette affaire soit correcte ou pas, il lui serait difficile de reculer.
« Allons ! Décide-toi ! »
Il saisit le poing de bronze et frappa sèchement. Trois fois. Il attendit une dizaine de secondes. La porte souvrit sur une jeune femme grande et mince, toute vêtue de noir. La lampe à pétrole qu’elle tenait de la main droite éclairait son visage avec douceur.
Il la trouva si belle qu’il dut résister à l’envie de reculer pour sortir de l’aura lumineuse afin de lui cacher sa gueule cassée.